Depuis 1994, plus de 4 000 jeunes étudiants du secondaire au talent remarquable ont participé au concours Sanofi Biogenius Canada pour repousser les limites de la science dans le cadre de projets à la fine pointe de la technologie et porteurs d’un potentiel réel susceptible de changer les vies des gens. Voici quelques-uns de ces génies en herbe des dernières années et leurs découvertes saisissantes qui ont, depuis ce temps, donné lieu à des occasions étonnantes.

JANELLE TAM, LAURÉATE NATIONALE 2012

Étudiante, enseignante de piano, participante à des concours de débats, Janelle Tam est certes polyvalente, mais la réalisation qui lui a valu le plus d’éloges est sa découverte récente d’un composant antivieillissement dans la pulpe de bois.

Âgée de 16 ans à peine, Janelle a été la première à démontrer que la NCC (la cellulose nanocristalline dont les minuscules particules constituent le matériau ligneux des arbres) est un antioxydant puissant aux nombreuses propriétés uniques.

La NCC est plus solide que l’acier mais elle est souple, durable et ultralégère, ce qui représente des utilisations virtuellement sans limites. « C’est un élément non toxique, stable, soluble dans l’eau et renouvelable, puisqu’il est obtenu à partir des arbres, » explique Janelle qui, dans le cadre de son projet pour le concours Sanofi Biogenius Canada (SBC), a couplé la NCC avec une particule de buckminsterfullerène pour produire une combinaison étonnante ayant la capacité de neutraliser les radicaux libres nocifs. « La NCC est vraiment un domaine de recherche passionnant au Canada, » ajoute-t-elle, en soulignant les effets bénéfiques des antioxydants contre le vieillissement et pour la santé, notamment grâce à leurs propriétés de guérison des blessures.

Quel sera le prochain défi de Janelle? Entreprendre ses études cet automne à l’université Princeton. Mais elle ne va pas pour autant oublier ses racines : au cours d’une conversation avec Mark Lievonen, président de Sanofi Pasteur, Janelle a récemment dévoilé ses projets de revenir au Canada après avoir obtenu son diplôme et elle espère devenir docteure en médecine et chercheuse.

MARSHAL ZHANG, LAURÉAT NATIONAL 2011

Avant d’entamer son projet SBC, Marshall Zhang n’avait jamais rencontré quelqu’un atteint de fibrose kystique (FK), mais dès que sa découverte révolutionnaire a été connue, il a reçu des messages chaleureux de remerciements et de félicitations de patients atteints de FK et de leurs familles partout au Canada.

Marshall avait à peine 16 ans (l’âge où la plupart de ses camarades s’adonnaient à des jeux vidéo!) lorsqu’il a utilisé le réseau canadien SCINET pour inventer un extraordinaire cocktail médicamenteux qui pourrait contribuer un jour à guérir la FK, une maladie génétique qui affecte les poumons et le système digestif.

Sous le mentorat de la Dre Christine Bear, Marshall a exploré le système de modélisation sophistiqué pour comprendre comment deux médicaments interagissaient avec une partie de la protéine mutante qui cause la FK. Il a ensuite démontré l’exactitude de ses résultats virtuels en utilisant des cellules vivantes cultivées.

« Les cellules traitées avec les deux médicaments fonctionnaient comme celles d’un individu en bonne santé », explique Marshall. Il ajoute que la meilleure partie de son expérience dans le cadre du concours SBC a été la réalisation de l’incidence réelle de ses recherches sur les gens.

Grâce à cette découverte, Marshall, qui étudie actuellement à l’université Harvard, joue un rôle de premier plan dans l’établissement de traitements pour la FK, tout en pavant la voie au développement de médicaments grâce à l’informatique.

RUI SONG, LAURÉATE NATIONALE 2010

À tout juste 14 ans, la jeune prodige Rui Song a été la plus jeune finaliste nationale dans l’histoire du programme SBC. Les juges ont été stupéfaits par sa recherche sur l’empreinte moléculaire d’une maladie frappant les cultures de lentilles; personne n’a donc été surpris lorsqu’elle a remporté le premier prix du concours en 2010.

Le projet de Rui consistait à trouver des marqueurs moléculaires pouvant indiquer la différence entre deux types apparentés de champignons qui attaquent les cultures de lentilles. Bien qu’ils soient pratiquement identiques, l’un de ces champignons attaque les lentilles de façon bien plus agressive, détruisant des récoltes au Canada, au Bangladesh, en Syrie et en Éthiopie.

Même si Rui n’a pas découvert l’identificateur définitif qui résoudrait l’énigme du champignon, sa recherche portant sur 50 des 2 000 marqueurs génétiques potentiels a fourni une orientation prometteuse pour des recherches ultérieures plus poussées qui permettront un jour de stimuler les efforts de développement de variétés de lentilles résistantes.

« Avant de participer au concours SBC, je n’avais même pas envisagé de faire une carrière de chercheuse, » déclare Rui. « À présent j’espère continuer mon cheminement de recherche à l’université et dans ma carrière, continuer à créer des changements bénéfiques dans le monde. »

Rui n’a pas renoncé à sa quête; en 2012, elle s’est de nouveau distinguée au concours national du programme SBC en décrochant la deuxième place pour sa recherche sur le développement d’une variété de lentille plus nutritive. Elle a depuis lors accepté une offre de passer un été à Harvard et elle examine différentes options universitaires menant à un diplôme de doctorat.